Visite de la Coudraie d'Olivier Besancenot et Fabienne Lauret
21 févr. 2010 Poissy La Coudraie
C’est donc pour saluer cette victoire qu’Olivier est de nouveau présent à la Coudraie, accueilli par Mohamed Raghoubi, porte parole du collectif de défense du quartier.
« C’est un cas unique » explique Mohamed, en effet c’est le seul exemple connu en France ou les habitants (il reste aujourd’hui 170 familles et environ 700 personnes) ont non seulement mis en brèche le projet de destruction du quartier mais ont aussi imposé un droit de regard sur la réhabilitation de leur quartier.
Ce qui ne fait pas forcément bon ménage avec la nouvelle municipalité socialiste, écouter la population ce n’est pas dans leur tradition non plus. Mohamed nous explique que les échanges sont parfois difficiles voire tendus, difficile aussi parfois de faire comprendre aux habitants « que le temps administratif de gestion du dossier est beaucoup plus long que les attentes immédiates de la population » .
Al'heure actuele, on ne sait pas quel projet va être retenu et donc la lutte continue pour que ce soit celui qui correspond le mieux aux besoins des habitants, le projet sur lequel ils ont travaillé avec les architectes.
Pour calmer un peu les esprits le maire a récemment fait goudronner quelques rues délabrées, un peu rase bitume comme politique et cela ne peut que nous interroger sur la conception de « bouclier social » pour les couches populaires défendu par la liste socialiste de J Paul Huchon.
Leurs quartiers coulent dans leurs veines et les membres du collectif ne manquent pas de projets que ce soit pour la conception de la réhabilitation, ou culturel comme l’organisation récente d’un concours de bandes dessinés d’appartement, ou l’accueil en 2008 des caméras du cinéaste Luc Besson venu tourner quelques scènes du film « From Paris with love » avec John Travolta «afin de valoriser le quartier et de donner un peu de boulot aux jeunes » ajoute Mohamed.
.Ils ont des idées plein la tête et une volonté de fer, leur futur quartier ils en rêvent, cela force l’admiration de leur combat, mais cela nous renforce d’autant plus dans les conceptions du Npa de tout ce qui pourrait être fait en mettant l’imagination de celles et ceux d’en bas au pouvoir plutôt que la loi du fric.
Et si ce type de projet bénéficiait de subventions ?
L’actuelle majorité de « gauche » du conseil régional préfèrent aider les entreprises comme EADS fabricant du lanceur d’Ariane de la ville proche des Mureaux, EADS qui a pourtant continué à supprimer des emplois.
Et si des élu-es comme les notre étaient les portes voix des habitant-es de ces quartiers au conseil régional ? Raisons supplémentaires pour voter pour la liste conduite par Olivier Besancenot le 14 mars prochain.
Comité NPA Val de Seine