EDF-pocheville.jpg

 

Fin janvier, à l’occasion d’une réunion d’information syndicale de la CGT, plus de 60% des salarié es présents à la centrale (tous services et tous collèges confondus,) se rassemblent dans les ateliers avant d’investir le couloir de la direction. Un cahier revendicatif est déposé. S’ensuivent deux débrayages les lundi 3 et mardi 4 février suivis respectivement par 48 et 53 % du personnel, d’autres arrêts de travail sont d’ores et déjà décidés.
Pourquoi ? Une fermeture temporaire des installations pour  plusieurs mois en 2014  n’est pas exclue, les modalités précises et  répercussions sur les effectifs ne sont pas encore connues. Une « opportunité » permettant la réduction des coûts fixe d’exploitation selon la direction, qui envisage des «solutions innovantes » pour les salarié-es comme leur délocalisation vers d’autres sites durant ces périodes !
A cela s’ajoute le mécontentement suite à l’annonce des mesures salariales 2014 (+0.3%) : énième année consécutives avec un taux inférieur à l’inflation. Le groupe Edf est pourtant en pleine forme : bénéfices en hausse de 5.3% en 2012 et de 3.5% au 1er semestre 2013, quand aux actionnaires ils ont vu leurs dividendes progresser de 8,7% entre 2011 et 2012.
Plusieurs centrale EDF sont actuellement en action pour des motifs similaires (Vitry sur Seine depuis 1 semaine, Cordemais (44) et Le Havre entament leur 3 ème semaine)…). La  direction du secteur  production EDF refuse l’ouverture de négociations  et compte  sur la division (par l’intermédiaire de négociations décentralisées par site) et sur  l’exaspération du personnel.
Mais les salarié-es ne sont pas dupes, et s’ils acceptent le principe de négociations  locales ils continuent la mobilisation pour des négociations globales au niveau du secteur.
Ces luttes, comme d’autres,  ne sont-elles  pas révélateurs d’un climat de disponibilité à résister ? Leur extension et leur coordination est à l’ordre du jour vers un mouvement d’ensemble contre la politique du gouvernement (et ?)   du MEDEF et contre la loi de l’argent à l’œuvre dans les groupes privatisés comme Edf.

Le Npa apporte tout son soutien à ces salarié-es qui relèvent la tête.

 

 

ci-joint le communiqué de la  CGT

pdf2014_fev_EDF_porcheville.pdf

Retour à l'accueil