Il aura fallu 29 jours de mobilisation pour que le président Ben Ali prenne la fuite. C’est une révolte contre le chômage et la précarité mais aussi contre les humiliations quotidiennes, contre la dictature, la corruption organisée par le pouvoir et le népotisme.  

Deux exigences majeures se sont exprimées : le travail et les libertés.  

La preuve est faite que la mobilisation populaire peut renverser un dictateur, même lorsqu’il est
soutenu à bout de bras par les puissances impérialistes du monde entier, à commencer par le gouvernement français.  

Le dictateur est tombé, mais pas la dictature  

Mais cette marche vers l’émancipation ne fait que commencer. Le RCD et tout l’appareil d’Etat sont encore en place, intacts. Même si quelques strapontins  ont été offerts aux Kouchner et Besson locaux, la poursuite de la mobilisation a contraint la plupart d’entre eux à démissionner : mardi 18 janvier, il n’en restait plus qu’un qui se cramponnait à son siège.  

Le nouveau gouvernement est totalement aux mains des responsables de l’ancien régime.


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