Bulletin-Renault-Flins-N--37.jpgLes élections cantonales n’ont pas passionné les foules mais sont très révélatrices : abstention record (de 36%à 56%), scores du FN et son maintien dans 400 cantons, vraie « claque » pour l’UMP, divisions en son sein. UMP et PS perdent chacun un million de voix environ alors le FN en perd 100 000.
Cela confirme que ce système politique dit républicain, centré sur une pseudo concurrence entre gauche caviar et droite pour diriger le pays, est en crise. Mais, en l’absence d’un mouvement ouvrier puissant, capable de redonner confiance aux victimes de la crise économique, le risque est bien de voir se renforcer l’un des partis ennemis des salariés, le Front National.
Repeint de « la couleur Marine », ce parti anti-ouvrier ainsi travesti, maniant le double langage, ne doit tromper personne. L’exploitation par le FN de la précarité sociale, des peurs de l’immigré ou français non de « souche », accusés de responsables de nos maux, trouve sa source dans la politique de Sarkozy et avant lui, par la démission du PS et de ses alliés à satisfaire les besoins sociaux.
La droite traditionnelle ne parvient plus à contenter une partie de sa base sociale, percutée par la crise et utilise une politique autoritaire et xénophobe. Mais une telle fuite en avant, loin de limiter la progression de l’extrême droite, la nourrit. La logique à l’oeuvre, c’est remporter l’élection présidentielle, et retrouver la part de l’électorat frontiste qui avait voté Sarkozy en 2007.
Le FN, un parti contre les travailleurs et leurs acquis


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