Le gouvernement s’apprête à rationner l’accès à l’hôpital public.

Un document de la DGOS (Direction générale de l’offre de soin), révélé par le Figaro, le confirme. Il préconise de limiter, sous peine de sanctions financière, le volume d’activité pour chaque spécialité de chaque hôpital.

Les malades qui arriveront à l’hôpital, une fois ce « volume d’activité » dépassé …ne pourront donc y être soignés, sinon c’est l’hôpital qui sera sanctionné !

C’est donc le rationnement des soins hospitaliers, brutal et sans fard, que le gouvernement s’apprête à imposer. Déjà mis en cause par les restrictions financières (franchises, déremboursement de médicaments, augmentation des mutuelles), le droit aux soins cesserait d’exister si cette mesure scandaleuse était appliquée !

Le MEDEF déplorait en novembre un « taux de recours excessif aux hôpitaux ». En bon exécutant le gouvernement lui donne satisfaction, pour le plus grand profit de l’hospitalisation privée commerciale, les chaines de cliniques cotées en bourse, qui, elles, ne seront pas rationnées.

Limiter la place de l’hôpital public pour ouvrir grand le marché de la santé aux cliniques commerciales, limiter la place de la sécurité sociale pour élargir le marché de la santé aux assurances, décidément, pour le MEDEF et le gouvernement nos vies passent bien après leurs profits !

Le NPA appelle à une réaction immédiate et unitaire des patients et de leurs associations, des comités de défense des hôpitaux, des syndicats et partis, pour maintenir le droit fondamental à l’accès aux soins.

Le 25 janvier 2011.      http://www.npa2009.org/

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