Article  NPA 78  - pour L'Anticapitaliste- N°244-29 mai 2014

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« Des métiers formidables, des conditions forts minables », un mot d'ordre qui résonne de plus en plus dans le monde du travail en souffrance. Quant il s'agit de la santé et notamment de la psychiatrie d'un grand hôpital comme celui de Poissy-St Germain, cela devient carrément insupportable.

C'est ce qu'ont exprimé mardi 20 mai, les hospitaliers en lutte depuis des mois,   lors de la visite d'entreprises en lutte, d'Olivier Besancenot dans les Yvelines.

Mais malgré leur droit d'alerte, leurs débrayages journaliers depuis le 3 mars avec piquet de grève animé à l'entrée de l'hôpital,  soutenus par SUD, CGT et le collectif de défense de l'hôpital, la direction reste quasi sourde aux revendications. Sous-effectifs chroniques, fermeture de lits, surcharge des tâches et manque de temps, vétusté scandaleuse des locaux,  pressions pour multiplier les actes et les sorties prématurées,  entraînent culpabilisation et stress des soignants et soufrances aggravées des patients... mais aussi révolte légitime du personnel. La seule réponse de la direction aux demandes de moyens tant matériels que professionnels, est de faire appliquer une gestion comptable aux ordres de la politique de rentabilité financière de l'ARS, bras armé de l'application de la loi HPST, particulièrement aggravée par la loi de 2011 sur les hospitalisations sous contrainte, demandant plus de personnel, non mis en place !

Poissy est un exemple de la psychiatrie maltraitée, comme de nombreux services hospitaliers à qui le gouvernement veut encore imposer nationalement des coupes sombres en misant sur 10 milliards d'économies, réalisées forcément sur le personnel, par des centaines de départs non remplacés à Poissy. Par ailleurs, partout à l'hôpital, se met en place de façon insidieuse, une forme de « polyvalence » déqualifiante entre services et métiers pour pallier le manque d'effectifs, dégradant encore la qualité des soins.

On craint aussi le gel probable d'un nouveau et plus que nécessaire service des urgences.

Son engorgement actuel, après la fermeture des urgences de St Germain, serait dramatiquement aggravé par le scandaleux démantèlement programmé de l'hôpital de proximité de Maisons Laffitte, offert au privé.

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C'est pourquoi le NPA soutient la volonté de coordination départementale yvelinoise des collectifs de défense usagers/personnel de ces hôpitaux en lutte, tout en popularisant les mobilisations locales en cours, manifestant une juste et profonde volonté de refuser la marchandisation de la santé au détriment de tous sauf du privé...

 Correspondants NPA78.

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